Limbra est une application mobile
de suivi de consommation multi-addictions fondée sur
les neurosciences. Ce dossier regroupe la vision, les
specs scientifiques et le making-of du projet.
Votre retour compte, choisissez le parcours qui vous parle.
Il faudra la désinstaller avant d’installer l’Alpha ; les données enregistrées dedans partiront avec elle, l’Alpha repart sur une base propre.
Version Alpha ; bugs possibles, contenu non final. APK : installation manuelle. Un test fermé Google Play se prépare ; la page testeurs permet de s’y inscrire.
Les retours cliniques et les collaborations de recherche font avancer ce projet plus vite que tout le reste.
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Le problème, la philosophie, les 5 piliers, le parcours utilisateur et les garde-fous. Tout ce qu’il faut pour comprendre pourquoi ce projet existe et comment il fonctionne.
Plus de 115 000 décès par an liés au tabac (75 000) et à l’alcool (41 000). Le coût social annuel de ces deux substances est estimé à 258 milliards d’euros (156 pour le tabac, 102 pour l’alcool), auxquels s’ajoutent 7,7 milliards pour les drogues illicites. En 2023, 246 000 hospitalisations ont été motivées par un diagnostic lié à l’alcool.
Source : OFDT, Drogues et addictions, chiffres clés 2025 ; coût social d’après Kopp, OFDT (2023), données 2019.
Le paysage des applications francophones reste dominé par des outils mono-substance et par la logique du compteur de jours. Limbra prend le problème autrement : plusieurs consommations dans une seule app, trois objectifs au choix, aucun compteur de jours, et des données qui restent sur le téléphone.
Limbra part de ce constat pour proposer quelque chose de radicalement différent.
L’addiction n’est pas un manque de volonté. C’est un apprentissage du cerveau (Marc Lewis, 2015 et 2017) ; un modèle débattu, que d’autres chercheurs contestent au profit d’une lecture en termes de maladie. Dans les deux cas : pas une faiblesse morale. Limbra s’inscrit dans une démarche de réduction des risques.
L’app oriente systématiquement vers les CSAPA, CMP et urgences. L’IA ne pose aucun diagnostic, ne prescrit rien, et rappelle régulièrement l’intérêt d’un suivi professionnel. Les outils de crise sont gratuits et accessibles hors connexion.
En priorité les personnes en difficulté avec une consommation ou un comportement, et les professionnels de santé qui les accompagnent. Dans une moindre mesure, l’app s’adresse aussi aux personnes sans trouble addictif qui veulent simplement mieux connaître et encadrer leur consommation (alcool social, écrans, etc.), via le mode Observer.
Une app qui tourne aujourd’hui, en version Alpha ; contenu non final. Ce qui suit distingue explicitement ce qui est déjà dans l’app de ce qui est en préparation.
Lecture quotidienne à quatre niveaux (démarrage, calme, variable, tempête), avec une heure sensible estimée quand les saisies s’y prêtent. Elle repose aujourd’hui sur des règles explicites appliquées aux saisies de la personne : regroupement des heures, moment de la journée, humeur, et bascule automatique en « tempête » pendant un craving actif. Un minimum de 4 jours de données est requis avant toute lecture.
Pattern interrupt multi-sensoriel : haptique + visuel + respiration guidée 4:6 (activation vagale). Le cortex préfrontal reprend la main. Une démo raccourcie est testable sur la landing.
Le craving dure en moyenne 10 à 20 minutes. Le timer le rend visible, mesurable, survivable. Replay post-craving de 60 secondes pour construire la métacognition.
Micro-leçons de 3 à 5 minutes : circuit de la récompense, dopamine (wanting ≠ liking), cortex préfrontal, neuroplasticité. Sources : Koob, Berridge, Lewis, ACT.
Pas de compteur de jours clean. Le bouton « j’ai consommé » a la même taille que les autres. Des compétences qui restent (moments traversés, créneaux sensibles identifiés) au lieu de streaks.
S’y ajoutent, également disponibles : les Routines (petites habitudes de soutien, avec rappels), le Journal à trois niveaux de détail, la Carte des substances, et le Profil (objectif, contacts de confiance, verrouillage par code, export et effacement des données).
La Météo fonctionne aujourd’hui par règles explicites, pas par apprentissage. Un modèle entraîné sur les données de la personne (gradient boosting, variabilité cardiaque, sommeil) reste à construire. Aucune performance n’est mesurée à ce jour : les chiffres seront publiés après évaluation sur données réelles, pas avant.
L’app demande aujourd’hui si la personne possède un bracelet connecté, mais n’en lit aucune donnée : l’intégration Health Connect n’est pas faite.
Le module éducatif « Les transferts » existe et explique le mécanisme, mais le repérage reste manuel : aucune analyse croisée entre consommations n’est faite par l’app.
Les propositions échelonnées (déclencheurs, contacts, suivi professionnel), le bilan mensuel et l’effet miroir neuro n’existent pas encore. L’app gère aujourd’hui le démarrage par un seuil simple : pas de lecture météo avant 4 jours de données.
Substances (alcool, tabac, cannabis, cocaïne, opioïdes, MDMA, benzo, médicaments) + comportementales (écrans, jeux, alimentation, achats, sexualité).
Pas encore dans l’app. Le module éducatif « Les transferts » existe et explique le mécanisme, mais aucune analyse croisée entre consommations n’est faite : le repérage reste manuel. Principe visé, une fois construit : si substance A ↓ et comportement B ↑ sur 14 jours (≥30%), l’IA signalerait avec bienveillance : « Parfois quand on réduit X, le cerveau cherche une autre source de stimulation via Y. C’est normal ; c’est de la cross-tolerance dopaminergique. On en parle ? »
Parcours visé, pas encore construit. Ce qui existe aujourd’hui dans l’app : l’onboarding, le SOS disponible immédiatement, la saisie en un tap, les modules Apprendre, et un seuil de 4 jours de données avant la première lecture météo. Les propositions échelonnées, le bilan mensuel et l’effet miroir neuro décrits ci-dessous restent à faire.
Onboarding rapide (7 écrans, 45 sec) → premier mood picker. L’app ne surcharge pas. SOS disponible immédiatement.
Phase d’observation. Tap-to-log. L’IA apprend les patterns. Proposition triggers J+3, contacts J+7. Premier module neuro.
Mini-météo sur 7 jours. Calibration du modèle prédictif avec ou sans wearable.
Météo calibrée. Kit de crise préparé. Proposition suivi pro si non déclaré (J+21). Bilan mensuel à J+30.
Prédictions affinées. Détection transferts active. Effet miroir neuro mensuel. Compétences acquises consultables. Ajustement objectif possible.
Le cerveau change (neurosciences) ET peut réapprendre (plasticité). Pas de diagnostic, pas d’étiquette. L’IA ne dit jamais « tu es malade » ni « la dopamine c’est le plaisir ».
| Signal | Action IA | Orientation |
|---|---|---|
| Idées suicidaires | Arrêt conversation, message empathique | 3114 (24h/24) + 15/112 |
| Sevrage dangereux (alcool/benzo/opioïdes) | Alerte médicale, ne jamais dire « tiens bon » | 15 (SAMU) + CSAPA |
| Symptômes psychotiques | Ne pas renforcer, orienter avec douceur | CMP le plus proche |
| Automutilation | Protocole suicidaire | 3114 + Fil Santé Jeunes |
| Mix opioïdes+benzo+alcool | RED FLAG vital immédiat | 15 (SAMU) + rappel naloxone |
| Mineur en danger | Protocole spécifique | 119 (Enfance en danger) |
| Substance | Risque | Action Limbra |
|---|---|---|
| Alcool (conso importante) | Delirium tremens, convulsions, MORTEL | ⚠️ « Le sevrage alcoolique peut être dangereux sans supervision. Contacte un médecin ou le 15 AVANT d’arrêter brutalement. » |
| Benzodiazépines | Convulsions, MORTEL | ⚠️ Alerte médicale identique |
| Opioïdes | Très inconfortable | « Le sevrage est très dur. Un CSAPA peut t’accompagner. » |
| Tabac/cannabis/stimulants | Inconfortable | Accompagnement Limbra standard |
Les grilles d’analyse scientifiques, les modèles utilisés, les protocoles de l’IA, les métriques de succès et le making-of du projet. Pour comprendre comment c’est construit.
L’IA évalue en temps réel l’intensité, le type et le contexte du craving pour adapter sa réponse.
| Dimension | Source | Indicateurs | Seuils |
|---|---|---|---|
| Intensité physio | Wearable (HRV, FC) | HRV basse + FC élevée | HRV < baseline -20% |
| Intensité déclarée | Check-in / mood picker | Échelle visuelle (pas numérique) | Couleur chaude = urgence |
| Temporalité | Historique + horloge | Heure, jour, patterns connus | Match pattern >70% |
| Contexte sommeil | Wearable (nuit) | Durée, régularité, éveils | Perturbé 2+ nuits = ↑ vulnérabilité |
| Contexte émotionnel | Journal vocal + NLP | Prosodie, mots-clés | Détection colère/tristesse/anxiété |
| Contexte social | Déclaratif | Isolement, conflit, événement | Isolement >48h + weekend |
| Type de craving | Analyse pattern | Automatique vs émotionnel vs social | → technique de réponse |
Météo positive. Micro-module neuro optionnel. Suggestion d’activité préventive.
Météo annonce risque. Plan de protection proactif. « Ton sommeil a été perturbé et on est vendredi soir. Tu veux qu’on prépare ? »
SOS guidé. Craving timer visible. Kit de crise personnel. Contact d’urgence si activé.
Bouton « j’ai consommé » → zéro jugement. Ça arrive, rien à prouver, rien à cacher. Le contexte est enregistré avec la saisie, sans écran ni question supplémentaire sur le moment, et rien n’est collecté à l’insu de la personne : tout reste relisible et modifiable dans le Journal. « OK. On est là. Quand tu veux, on débrief. »
L’IA ne choisit pas UNE approche. Elle les combine selon le contexte du craving.
| # | Approche | Chercheur | Application Limbra |
|---|---|---|---|
| 1 | Circuits de la récompense | Nora Volkow (NIDA) | Saillance prédictive → Météo du craving |
| 2 | Allostasie & stress | George Koob (NIAAA) | Charge allostatique → Mes compétences |
| 3 | Équilibre plaisir-douleur | Anna Lembke (Stanford) | Module « La dopamine, ce n’est pas le plaisir » (wanting ≠ liking) |
| 4 | Extinction du craving | Judson Brewer (Brown) | Boucle d’habitude → SOS, interruption |
| 5 | Habitudes compulsives | Barry Everitt (Cambridge) | Passage habitude → compulsion → Journal contextuel |
| 6 | Neuroplasticité & apprentissage | Marc Lewis (Radboud) | Apprentissage profond → Progression & replay |
| 7 | Contexte social & choix | Carl Hart (Columbia) | Déterminants sociaux → Cartographie des déclencheurs |
| 8 | Craving computationnel 🇫🇷 | Marc Auriacombe (Bordeaux) | Modélisation EMA → Météo du craving, ML |
20 références fondatrices · 17 articles de revues scientifiques · 3 ouvrages · NEJM, Nature, Lancet, PNAS · dont recherche française · Voir la page complète →
| Technique | Source | Durée | Quand |
|---|---|---|---|
| RAIN | Brewer/MBRP | 5 min | Craving actif, niv 2-3 |
| Body scan | MBSR/MBRP | 10 min | Prévention, stress |
| Defusion cognitive | ACT | 5-10 min | Pensées intrusives |
| Values clarification | ACT | Hebdo | Motivation |
| Pattern interrupt | Comportemental | Quelques secondes | Craving aigu, niv 3 |
| Breathing sync | Physiologique | 2-3 min | Anytime |
| Craving replay | Métacognitif | 60 sec | Post-craving |
| Craving surfing | Brewer | 5-8 min | Craving modéré |
| Technique | Raison d’exclusion |
|---|---|
| Compteur streak | Cycle honte quand reset |
| Aversion / punition | Renforce la honte, contre-productif |
| Chromothérapie | Pseudoscience, pas de preuves causales |
| Gamification par points | Active circuits de récompense = le problème |
| Visualisation positive générique | Pas evidence-based en SUD |
| Hypnose sans cadre | Pas de supervision possible en app |
Pas un thérapeute. Pas un coach. Pas un pote. Un compagnon scientifique : quelqu’un qui comprend le cerveau de la personne, qui ne juge pas, et qui sait quand parler et quand se taire.
| Contexte | Ton |
|---|---|
| Prévention (matin calme) | Léger, informatif, bref |
| Alerte (risque détecté) | Direct, concret, orienté action |
| Craving actif | Minimal, sensoriel, pas de mots inutiles |
| Post-craving traversé | Chaleureux, reconnaissance |
| Post-consommation | Neutre, curieux, zéro jugement |
| Crise suicidaire | Redirection immédiate, pas de tentative de thérapie |
| Métrique | Ce qu’elle mesure | Pourquoi c’est mieux |
|---|---|---|
| Moments traversés | Résilience active | La personne a FAIT quelque chose |
| Créneaux sensibles identifiés | Conscience de soi | La personne comprend son cerveau |
| Métrique | Objectif |
|---|---|
| Rétention J7 / J30 / J90 | >50% J7, >30% J30 (vs ~15% apps actuelles) |
| Utilisation SOS en craving | Mesure utilité en situation réelle |
| Taux orientation CSAPA | L’app amène les gens vers le soin |
| NPS | >50 = excellent |
« Comment un graphiste construit une app en 2026 » · Journal 100% transparent de la collaboration avec Claude (Anthropic).
~55 h Thomas • ~43 h Claude • ~98 h cumulées sur plusieurs mois
| Tâche | Ratio | Insight |
|---|---|---|
| Recherche scientifique | 70/30 | La vision et la curation sont 100% humaines |
| Palette couleurs | 65/35 | Le graphiste décide des couleurs. Point. |
| Logo | 60/40 | IA = stagiaire designer ultra-rapide |
| Benchmark design | 55/45 | L’IA ne sait pas ce qui est « beau » |
| One-pager addictologue | 30/70 | L’IA rédige bien quand le brief est clair |
| Prototype SOS (démo web) | 25/75 | Non-dev peut produire un prototype fonctionnel |
| Landing page | 20/80 | Le 20% humain fait la différence |
| Design tokens | 15/85 | Travail technique pur = sweet spot IA |
« J’ai fait une app avec l’IA en 1 week-end » → Bullshit. Limbra c’est ~100h de travail sur plusieurs mois : une app qui tourne aujourd’hui, en version Alpha ; contenu non final. L’IA n’élimine pas le travail, elle le transforme : on passe moins de temps à exécuter et plus de temps à décider.
Un projet, ça se câble
comme un cerveau.
Chaque retour crée une connexion.
Vécu, regard clinique, simple curiosité ou envie de suivre sa conso : Limbra s’adapte à ce qu’on lui apprend. Testeur·ses, soignant·es, structures, presse ; venez laisser une trace.
Participer au projetVoici les questions qui m’intéressent le plus. Pas besoin de répondre à toutes.